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Lundi 16 novembre 2009

Ce débat me fait rire car s'il y a du consentement dans le sourire, le rire est synonyme de refus.


Rire de voir que ceux qui ont fait disparaître de notre monnaie la devise de notre nation nous parle de notre identité. Rire de voir que sur la pièce de deux euros arborant fièrement "2008 présidence française union européenne RF" sans plus, démontre que ceux-la même qui nous parlent d'identité nationale reconnaissent de ce fait que la devise de « Liberté, Égalité, Fraternité » est apparemment incompatible avec « cette Europe »
Rire de voir que sur celle de 2009 notre devise n'y figure pas non plus.
UEM peut on y lire, incompatible également avec notre devise alors ?...
La monnaie ne porte plus la devise de la révolution, elle porte celle de l'argent dieu et de la religion du profit.


Rire encore d'entendre ceux-la même porter un débat sur « l'identité nationale », plutôt, « la nouvelle identité de notre Nation », soumise à présent aux détenteurs de l'argent qui écrasent nos valeurs républicaines de souveraineté, qui portent une politique du malheur en brisant la fraternité qui existait entre tous les français pour la remplacer par la liberté d'écraser le plus faible.

 

Rire de voir le culot qu'ils ont de nous parler de notre Nation alors qu'ils laissent crever avec souvent moins de 500 euros ceux-la même qu'ils l'ont construite, nos aînés.

 

Rire de voir à quel point c'est bien d'une « nouvelle identité » nationale dont ils est question et qu'ils veulent nous la faire avaler à coup de démocratie publicitaire.


Rire de voir une pareille mascarade où l'on devine déjà qu'il ne sera pas question de débat mais bien de remise en place d'un nationalisme européen qui jettera les plus pauvres hors de nos frontières tout en continuant à regarder ces gens quitter famille et amis pour tout donner à ces passeurs qui les entassent sur des bateaux pourris où la première chose que nous faisons nous, quand ils viennent s'échouer sur nos côtes, c'est de compter les morts ...
Rire aux éclats quand je mesure ce degré de stupidité dont il faut faire preuve pour ne pas comprendre que nous nous devons d'aider les pays pauvres afin que ces gens soient heureux chez eux surtout quand on prône cette conscience que l'on ne peut pas héberger toute la misère du monde.

 

Oui je ris mes amis, car si ce rire est un refus de cette identité nationale là et de cette devise là : « UEM », dans les avenirs possibles de notre monde, il me permet aussi de supporter une douleur plus grande encore : en ôtant de notre devise ces trois mots indissociables de la révolution, ceux-là même qui nous parlent de notre identité nationale, en détruisent les valeurs fondamentales et de ce fait, sont en train d'éteindre ce phare qu'était notre pays pour le monde.


Et pourtant, je souris aussi car je les vois venir hautains sur NOTRE terrain dont nous avons la connaissance, celui des valeurs que les rouges ont gravé dans nos pierres, NOS valeurs, celles-là même qui ont permis à l'humanité de s'élever.

Laissons les avancer un peu et répliquons juste en étant nous-même.

Par Laurent Dycha - PCF -Gers
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Mardi 7 juillet 2009
Je reçois à l'instant un communiqué de l'association « gendarmes et citoyens » dont le but était de prendre position sur le devenir de la gendarmerie et de créer des liens entre les gendarmes et les citoyens.
Dans leur action, ils dénoncent également les multiples dysfonctionnements de leur institution, ainsi que les problèmes internes liés à leur profession. C'est bien dans le but d'améliorer leurs conditions de travail et de ne plus subir, ne plus être réduit au silence total, ne plus être qu'un matricule, que les gendarmes ont menés cette action.
Leur action à attrait à la recherche d'amélioration de leur corps de métier, l'arrêt des brimades ainsi que la prise de position concernant le devenir de la gendarmerie, devenir lié directement à leur vie. Ils refusent de ne pas avoir leur mot à dire et cette liberté d'expression qui leur ait refusé est aujourd'hui marqué d'une sanction qui relève plus du fait du prince que d'une démarche républicaine. Je crois sincèrement que nous devons soutenir l'action de nos gendarmes car quoi de plus normal que de s'inquiéter du devenir de sa propre profession et de sa propre administration ?

Voici ce communiqué à diffuser largement :

L'information est tombée hier par une dépêche AFP :
Le Chef d'Escadron MATELLY est visé par un Conseil d'Enquête.

Les faits reprochés ? Un "manquement grave à l'obligation de réserve", suite à des prises de position relayées ICI et LA.

A priori les propos jugés comme des manquements graves à l'obligation de réserve semblent bien anodins, en tou t cas pas plus transgressant que d'autres, véhiculés par le même homme ou par d'autres militaires.
Mais la hiérarchie en a, cette fois-ci, décidé autrement.

Qu'est ce qu'un Conseil d'Enquête ?
Un tel Conseil est réuni pour statuer sur les sanctions disciplinaires du troisième groupe (les plus graves) et est susceptible de déboucher sur un retrait d'emploi, une radiation des cadres ou une résiliation de contrat.
Les deux premières sanctions sont prononcées par décret du Président de la République, rien que ça ! (Cf. articles R4137-41 à R4137-44 du Code de la Défense).

Afin de situer un peu la chose, rappelons en la matière deux décisions :
- Le Colonel MAZERES, pour n'évoquer que lui, est passé en Conseil d'Enquête à la suite de l'affaire des paillotes corses, et il n'a pas été sanctionné, alors même que sa responsabilité pénale a été mise en évidence par la suite.
- Plus récemment, trois légionnaires ont été radiés des cadres... pour avoir provoqué la mort de l'un de leurs camarades par le fait de violences.
Ces exemples illustrent bien la gravité des faits pour lesquels est réuni un Conseil d'Enquête, encore fait-il parfois preuve de clémence.
Et on voudrait radier des cadres le Chef d'Escadron MATELLY pour avoir osé émettre quelque avis, à contre courant peut-être, sur le devenir de la Gendarmerie ? Avouons que ça n'a pas grand sens.

Mais au delà de cette situation quasi comique, c'est toute l'Inst itution qui est brutalement ramenée à une réalité plus sombre, et où nous n'avons plus qu'à nous désoler que l'expression des gendarmes est finalement encore fortement baillonnée.
Après avoir assoupli (2005) les règles applicables aux militaires en matière d'expression (dorénavant identique à celles applicables à tous les fonctionnaires), au moment où l'on vante sur un autre forum les mérites de la "libre expression", c'est plutôt malvenu.

L'administration

Les liens qui en parlent :
- le blog de Jean-Dominique Merchet, journaliste à Libération, où vous pouvez laisser votre commentaire
- Le Monde
Par Laurent Dycha - PCF -Gers
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Mardi 2 juin 2009

Je ne me suis pas levé un matin en demandant à mes parents de me payer sciences-po, pour faire finalement mon droit et commencer ma carrière politique avec une jolie cravate.

Mon engagement politique est venu du fait que ma gamelle se vidait, que celle de ma famille se vidait, que celles de mes amis aussi... Incapable de comprendre pourquoi dans un premier temps, voyant que j'étais loin d'être le seul dans cette situation, voyant que d'autres, bien plus dimplomés que moi, sombraient doucement dans la dépression et la misère j'ai fini par chercher la cause réelle de mon problème.

Je suis entré au parti communiste français car je ne vois pas d'autre solution pour servir mes petits intérêts personnels que de servir ceux de tout le monde parce que tout le monde, j'en fait parti, ma famille en fait parti, mes amis aussi...

Je n'ai pas demandé à naître, ou alors, je ne m'en rappelle plus... Nous ne sommes que de passage sur terre, nous avons à y oeuvrer. Le but de la vie, c'est de s'épanouir pour finalement passer à autre chose. Quelque soit nos croyances sur le but de la vie, notre existence doit être la moins douloureuse possible et pratiqué dans le respect de chacun. C'est la raison de mon combat pour une république laïque où chacun respecte la religion des autres sans jamais se permettre de juger. C'est la raison de mon profond respect pour la devise de notre pays "liberté, égalité, fraternité" que nous avons gravé dans nos pierres et issu des droits de l'homme. C'est la raison pour laquelle chacun doit avoir sa part de travail pour avoir une reconnaissance sociale, sa part de ressources pour vivre dignement, sa part de loisir pour s'épanouir avec sa famille, ses amis et dans la pratique de ses propres recherches intellectuelles, manuelles, religieuses et enfin, sa part de territoire.

Je ne demande pas plus que ma part et je pense que chaque individu y a droit.

 

J'aimerai bien que le système capitaliste fonctionne, qu'il m'apporte une petite vie tranquille auprès des miens, mais force est de constater que je suis né dans le camps des perdants. Dès la naissance, avant même de naître, je sais maintenant que je n'avais aucune chance. La révolution, ce n'est pas quelque chose que j'ai envie de faire, ce n'est pas quelque chose que j'aime faire, c'est quelque chose qui s'est imposé à moi pour créer une autre réalité, une réalité où chacun à sa place dans le respect des autres. Le système capitaliste ne me l'offre pas. C'est un constat.

 

Ainsi je me suis engagé dans la recherche d'un système qui servira les intérêts de tous et j'ai rejoins ceux qui ont abouti leurs réflexions sur le même constat, ils sont mes Camarades et mes amis.

 

Vous pouvez juger dès maintenant ou continuer à lire. Vous pouvez critiquer, toute critique apportant toujours sa part de positif et de remise en question, ou approuver. Vous pouvez aussi nous rejoindre.

Par Laurent Dycha - PCF -Gers
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